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alcool et santé mentale 29/05/2006 Une consommation modérée d'alcool freine la déchéance mentale
Le vieillissement s'accompagne souvent d'une régression des fonctions cognitives. Une consommation prudente d'alcool pourrait ralentir cette déchéance. C'est ce qui ressort d'une étude américaine à grande échelle consacrée au lien existant entre la consommation d'alcool et la déchéance mentale. L'étude fait partie d'un programme de recherche concernant la démence dans une région rurale de la Pennsylvanie; elle concernait 1277 personnes âgées de 65 ans ou plus, dont 61% de femmes, qui ne séjournent pas dans une maison de repos pour seniors. Dans le cadre d'une étude d'une durée de 7 ans, les chercheurs ont interrogé les participants tous les deux ans. Dans le cadre de ces examens, ils ont collecté des informations concernant la consommation d'alcool et les fonctions cognitives. Les questions très détaillées avaient trait à la consommation d'alcool durant toute la vie, à la régularité de la consommation et au nombre de verres à chaque occasion. Les fonctions cognitives ont été mesurées au moyen de toute une batterie de tests destinés à évaluer la mémoire à court et à long terme. Le groupe de participants ne comptait pratiquement pas de gros buveurs. Les participants ont été répartis sur trois sous-groupes: les non-buveurs, les personnes présentant une consommation minimale d'alcool (une fois par mois ou moins) et les buveurs modérés (qui boivent journellement ou toutes les semaines en moyenne).Les chercheurs ont découvert plusieurs différences entre les groupes. La principale découverte est qu'une consommation minimale ou modérée est associée à une déchéance moindre des fonctions cognitives importantes en comparaison au groupe des non-buveurs. Dans le cadre de l'évaluation des résultats, les chercheurs ont tenu compte de l'influence possible d'autres facteurs, comme la consommation de tabac, la dépression et l'état mental général. Les chercheurs font toutefois remarquer que "nos données ne peuvent pas être interprétées comme étant un encouragement à commencer à boire ou à maintenir une consommation d'alcool existante. Un tel encouragement doit être examiné au cas par cas sur base du rapport existant entre le risque et l'avantage. A la lumière des études qui démontrent des chiffres de mortalité moindres et les bénéfices potentiels d'une consommation modérée d'alcool en termes de maladies cardio-vasculaires, nos résultats prouvent qu'il existe des indications croissantes d'une diminution des risques de démence chez les personnes âgées qui boivent peu ou modérément". The quarterly review of Alcohol Research. Volume I4, N° 1, Printemps 2006 | ![]() |
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